Réalisé par Andrew Stanton

ROBOTS APRES TOUT.

Pixar lance son nouveau film, déjà assuré avant sa sortie d'un succès fulgurant. WALL-E est un petit robot, dernier survivant de la planète Terre. Son truc à lui, c'est de récolter les déchets et de nettoyer la Terre.

Le film annonce le meilleur, du burlesque robotique et intersidéral. Les 30 premières minutes sont d'une beauté renversante. Rarement, un film d'animation made in Hollywood n'avait atteint un tel degré cinématographique. Chaque plan veut dire quelque chose et les interprétations n'ont rien d'appuyé, ni rien de spectaculaire. Parler de WALL-E, c'est parler de la disparition de l'humanité et à travers ce personnage, elle reprend vie.
WALL-E n'est pas un robot qui parle. Pixar va au-delà et nous propose un véritable film de burlesque, quasi-muet et intelligent.

Mais quelque chose vient gâcher le film en cours de route. WALL-E n'est plus le centre du film. On se retourne vers les humains et on étale à n'en plus finir une morale écologiste qui surfe sur l'air du temps. Le film perd toute sa subtilité et déploie au fur et à mesure tous les codes du blockbuster hollywoodien. On s'attend désormais à tout alors qu'on était éblouit par l'audace des premières minutes.

Il fallait bien que l'humain reprenne toute sa place. A croire que la Terre n'est faite que pour nous accueillir. Cet antropocentrisme est triste à voir, de plus que les dialogues respirent le bâclé et la lourdeur. Voilà comment Pixar va s'en mettre plein les poches en surfant sur un sujet à la mode.