Mis en scène par Michelangelo Antonioni
avec Rod Taylor, Mark Frechette, Daria Alprin...

PLUTÔT QUE MOURIR D'ENNUI.

En 1969 la contestation grandi à Los Angeles dans les milieux universitaires. Marc, un beau jeune homme solitaire, dit être prêt à mourir pour la révolution mais pas à mourir d'ennui. Autant les hippies de l'université l'agacent autant il se rangera avec eux en entrant dans une fusillade qui les affrontent aux policiers. Pris au piège dans l'université, un policier est tué, il préfère s'enfuire plutôt que d'être accusé à tort de l'assassinat. Dans un mouvement libertaire, il vole un avion et survole le désert alentour jusqu'à remarquer du haut de son aéroplane, une jeune fille au volant d'une décapotable rouge.

Antonioni signe un film contestataire en tout point. Mais surtout, le film surprend par sa fulgurante naïveté qui nous embrase et met à mal le système mis en place. La photographie est d'une beauté sidérante et parvient à nous montrer combien la contestation est un trip enfantin et jubilatoire. Parfois un peu long mais nécessaire, il faut prendre le temps d'observer la nature et le corps de l'autre. La séquence d'orgie sexuelle, très belle, mais un peu lourde sur la fin. Cette naïveté irrite si on ne remet pas le film dans son contexte des années 70.

Mais ce qui marque le spectateur c'est bien la séquence finale. Complètement arty et décalé, les éléments matériels de notre monde explosent les uns après les autres pendant plusieurs minutes. C'est une véritable expérience de cinéma jubilatoire, une critique de la société d'asceptisation et de consommation. Beau et étonnant.